La CFE-CGC au sein du secteur ferroviaire


Le nom de la Confédération syndicale CFE-CGC, qui apparait régulièrement dans les médias, est connu de tous, mais ses idéaux et son organisation le sont moins par certains salariés.

Aussi, pour dépasser une information toujours plus instantanée et brève, ou de simples slogans publicitaires, ce document a pour objectif de présenter dans un premier temps la confédération CFE-CGC, puis le syndicat CFE-CGC FERROVIAIRE à tous les salariés du secteur ferroviaire. Plus qu’une simple information, nous avons à coeur de vous exposer nos valeurs, les ambitions qui nous animent et nos modes d’action.

La confédération CFE-CGC

  • Une longue histoire syndicale

Fondée en 1944, la Confédération Générale des Cadres (CGC) devient, en 1981, la CFE-CGC (Confédération Française de l’Encadrement – CGC) et s’ouvre à tous les salariés de l’encadrement, le collège maîtrise venant rejoindre le collège cadre.

  • Une organisation interprofessionnelle nationale

La CFE-CGC est une confédération regroupant 230 syndicats affiliés, organisés en 27 fédérations représentant toutes les branches de l’activité économique. Elle est présente dans le secteur privé, les entreprises nationalisées, le secteur public et la fonction publique. Elle compte des adhérents dans les grands groupes aussi bien que dans les toutes petites entreprises.
Avec ses 96 unions départementales, la CFE-CGC est présente sur tout le territoire national.

  • Une organisation syndicale catégorielle

La particularité de la CFE-CGC est de s’adresser aux classes moyennes, et d'être la voix des techniciens, agents de maîtrise, forces de vente, cadres, cadres supérieurs, ingénieurs et à ceux qui ont vocation à le devenir, c'est-à-dire aux salariés dont les fonctions comportent responsabilité, initiative ou commandement.
La CFE-CGC est la seule organisation syndicale catégorielle de France. Elle s’est donnée pour mission de défendre les intérêts des salariés de l’encadrement, en ce qu’ils ont de spécifique dans le monde du travail : acteurs engagés dans la bonne marche de l’entreprise, mais néanmoins ayant le statut de salarié.
Ainsi, les syndicats affiliés à la CFE-CGC ne présentent des listes aux élections professionnelles que pour les collèges Maîtrise et Cadre. Après les élections de 2021, la représentativité interprofessionnelle au niveau national de la CFE-CGC est de 20,71% pour les deux collèges confondus.
Du fait de sa nature catégorielle, la CFE-CGC est en capacité de systématiquement veiller à la protection et la promotion des intérêts des salariés de l’encadrement, qui ne sont pas spécifiquement portés par les autres organisations syndicales, généralistes et historiquement représentantes des trois collèges électoraux.

  • Une force représentative au niveau national

La CFE-CGC faisait partie, jusqu'à la loi du 20 août 2008 des cinq confédérations de syndicats de salariés considérées par l'État, par présomption irréfragable, comme représentatives. Depuis l'entrée en vigueur de la loi du 20 août 2008, grâce à ses résultats électoraux, la CFE-CGC a conservé son statut de syndicat représentatif au niveau national.
Cela lui permet de participer aux négociations nationales interprofessionnelles et de siéger dans les conseils d’administration des organismes à gestion paritaire (patronat et salariat), dont les CPAM, les URSSAF, les CAF, les OPCO, l’AGIRC-ARCO, l’UNEDIC, l’APEC, les conseils de prud’hommes et encore bien d’autres.
Le Président de la CFE-CGC est, au titre de la représentativité nationale, invité aux négociations et aux tables rondes portant sur les sujets sociaux, organisées au niveau gouvernemental. Il porte la voix et les points de vue des salariés de l’encadrement auprès des gouvernants. Il est récemment intervenu dans la presse à la suite des discutions sur des thèmes à fort enjeu comme la réforme des retraites ou l’assurance chômage.

  • Un positionnement consciemment apolitique

Si le XXe siècle aura été celui des idéologies, les sociétés occidentales connaissent depuis plusieurs décennies un apaisement de leurs passions politiques. En affichant son indépendance vis-à-vis de toutes les tendances politiques, la CFE-CGC s’affirme plus que jamais dans son siècle en dépassant toute vision idéologique, et parfois même doctrinaire, que l’on peut rencontrer dans les relations sociales.
La CFE-CGC est un syndicat d’essence réformiste, qui se définit comme une force de propositions en prônant avant toute chose le dialogue social et la négociation, aussi bien dans les entreprises qu’avec les institutions nationales.
Son approche pragmatique permet à la CFE-CGC de comprendre la réalité d’une entreprise de l’intérieur, les problématiques de ses salariés et les enjeux des politiques sociales.
Son indépendance lui permet d’analyser, de comprendre, de se positionner, de proposer et d’exercer ses actions sans biais idéologique, ni être contrainte d’accepter ce qui ne l’est pas
pour les salariés. Ainsi la CFE-CGC s’oppose à tout projet injuste ou desservant les salariés de l’encadrement.

  • Les valeurs portées

La CFE-CGC a depuis sa création été particulièrement attachées aux valeurs humanistes sur lesquelles elle a été fondée. Elle oeuvre pour placer l’homme au centre des préoccupations du monde du travail. Aujourd’hui, elle poursuit ses actions pour diffuser ses valeurs dans les entreprises.
Les principaux thèmes défendus ardemment sont :
- La sécurité des salariés, par la prévention des risques professionnels ;
- L’éthique comportementale et la déontologie professionnelle, pour le respect des salariés ;
- La santé au travail, en luttant contre le stress et le mal-être au travail ;
- Les salaires et le maintien du pouvoir d'achat des agents de maîtrise et des cadres ;
- Les retraites, notamment par sa position d’administrateur de l’AGIR-ARCCO ;
- L’égalité professionnelle entre hommes et femmes ;
- Et d’une façon générale le rôle sociétal de l’entreprise et le développement durable.

  • Le Centre de formation syndicale

Soucieuse de développer les compétences de ses représentants et de promouvoir un dialogue social de qualité, la CFE-CGC s’est dotée dès 1959 d’un Centre de formation syndicale (CFS), qui est la structure dédiée à la formation de ses adhérents.
En effet, la montée en compétence des syndicalistes s’est révélée une nécessité pour répondre à la complexité du droit du travail moderne, à la multiplication des acteurs, à l’évolution du monde du travail et aux problématiques qui en découlent pour les salariés.
Le Centre de formation syndicale est animé par des formateurs professionnels. Ce sont des spécialistes de différentes disciplines dont la médecine du travail ou le droit social qui dispensent aux adhérents des formations d’une grande qualité. Les programmes ont été élaborés pour apporter des réponses spécifiques aux situations rencontrées ou aux dossiers traités par les représentants syndicaux. Ils balayent des thématiques aussi larges que l’ouverture sur la vie syndicale, la connaissance des mandats, le développement de sa section syndicale, les négociations, l'épargne salariale, les instances de représentation transnationale, la prévention du harcèlement et des discriminations et bien d'autres encore.

Le syndicat CFE-CGC FERROVIAIRE

  • Le syndicat des agents de maîtrise et des cadres du secteur ferroviaire

CFE-CGC FERROVIAIRE est le syndicat affilié à la CFE-CGC par l’intermédiaire de la Fédération nationale CFE-CGC des transports & Logistique qui regroupe l’ensemble des syndicats CFE-CGC des différents modes de transports (routier, maritime, interurbain et ferroviaire).
CFE-CGC FERROVIAIRE intervient dans les entreprises relevant de trois conventions collectives :

  • La branche ferroviaire, qui réunit les entreprises ayant pour activité principale le transport ferroviaire, la gestion d’infrastructures ferroviaires, la maintenance de matériels roulants et les missions de sécurité ferroviaire ;
  • La manutention ferroviaire et travaux connexes, qui s’applique aux entreprises de manutention ou de nettoyage des locaux du réseau ferré national et des voies ferrées d’intérêt local, ainsi que les entreprises fournissant l’assistance aux matériels roulants ;
  • La restauration ferroviaire, qui regroupe les entreprises de restauration à bord des trains.

Le syndicat CFE-CGC FERROVIAIRE existe depuis avril 2017 dans sa forme actuelle, avant cette date, le syndicat CFE-CGC à la SNCF n’était en charge que des EPIC SNCF. 

CFE-CGC FERROVIAIRE est un syndicat qui rassemble les salariés du secteur privé et du secteur public, sans distinction de moyens. Les problématiques professionnelles des uns et des autres étant totalement similaires, qu’ils aient un contrat de travail de droit général ou un statut spécifique.

  • Un secteur en mutation rapide

En ce début de XXIe siècle, par une volonté politique affirmée, le modèle économique du transport ferroviaire évolue considérablement, sous l’impulsion des législateurs nationaux et européens. Les nouveaux textes visent à libéraliser progressivement un secteur d’activité jusqu’alors géré exclusivement par des établissements publics. Cette ouverture à la concurrence du monopole public par les entreprises privées a commencé par le transport de marchandises puis de voyageurs, et s’est poursuivie pour la construction de nouvelles lignes et la maintenance du réseau ferré national.
Simultanément, la révolution des techniques de l’information et les rapides mutations technologiques qu’elle engendre induisent une perte des repères professionnels des techniciens et ingénieurs. Leur environnement et leurs métiers évoluent rapidement, bien souvent sans concertation préalable dans les entreprises, ce qui entame leur confiance et leur socle professionnel.
En corollaire, les économistes ont constaté l’effritement de l’effectif de la classe moyenne par l’affaiblissement de son pouvoir d’achat, phénomène qui depuis plus de dix ans alimente le sentiment de rétrogradation professionnelle et de recul social ressenti par les salariés de l’encadrement.
A ces deux mutations structurelles et technologiques s’ajoute depuis le début de l’année 2021, la crise sanitaire de la Covid19. Par sa soudaineté et sa durée, elle impacte toujours lourdement le transport ferroviaire. Sa première conséquence a été la violente baisse de l’activité qui a entrainé une perte de chiffre d’affaire considérable pour les entreprises. En réaction, celles-ci conduisent des plans de restauration de leur marge opérationnelle, qui ajoutent une pression supplémentaire sur l’emploi, les revenus salariés et les perspectives d’évolution de carrière.